Question 8 : Concernant la religion, la liberté de culte était-elle acceptée ?


En effet, les trois cultes fonctionnaient avec une exceptionnelle tolérance de promiscuité. A l'école seul les fêtes chrétiennes étaient chômées. On avait les mêmes vacances qu'à Romorantin ou Vesoul. Mais les enfants juifs ou musulmans pouvaient s'absenter quand c'était leurs fêtes. Il aurait été compliqué de modofier le calendrier scolaire en l'adaptant aux trois cultes dont les dates des fêtes varient beaucoup (l'année arabes est plus courte de 11 jours, il y a un décallage permanent). Les trois cultes cohabitaient. Lorsque les événements religieux étaient festifs : Noël, Aïd el Kébir, Pessah..., il n'était pas rare de s'inviter les uns les autres, ou de s'offrir des présents alimentaires, des coutumes s'instaurèrent dans ce sens, chez les petites gens on ignore le mot oecumélisme, on le vit simplement. Pour conclure sur cet aspect positif du religieux dans le quotidien, aspect jamais contesté, vous aurez noté que la guerre de 1954 à 1962 qui a conduit à l'Indépendance ne s'est jamais référée à la djihad islamique (guerre sainte).

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